Un peu d'histoire


​​​​​​​Ses origines sont très anciennes. Célestin Port dit qu'en 1060, Bécon était tout simplement "Besconum".
Cette appellation vient du mot anglais "bacon", sans doute parce que, à cette époque, les immenses forêts abritaient des sangliers à "foison".
Les dites forêts ont pratiquement disparu à l'heure actuelle, et cette commune est devenue un pays d'élevage.

Elle s'appelle BECON-LES-GRANITS depuis 1922.

Petite histoire de Bécon-Les-Granits…

         Bécon a vécu sans trop de heurts son histoire de France. En 1607, Henri IV accorda au seigneur de Bécon la fameuse "Foire aux Biques" qui, jusqu'aux années 1950, animait notre bourgade de façon inhabituelle. Beaucoup d'entre nous se souviennent de cette foire avec son folklore amusant, notamment les châtaignes grillées que l'on dégustait en buvant la "bernache".
           Sous la Révolution, Bécon était un pays de "chouans" avec son quartier général installé à ce qui est aujourd'hui la ferme des "Galicheraies". Un souterrain, actuellement effondré, le reliait au château du "Bois Guignot". L'entrée en est toujours visible.
           

Et puis, Bécon entra dans l'ère moderne. Un banc de granit bleu y fut découvert, et on commença à l'exploiter sous Napoléon III, ce qui amena une grande activité dans le pays et par là-même, une prospérité inconnue jusqu'alors. De nombreux commerçants s'y établirent et la population atteignit plus de 2 200 habitants à la fin du siècle dernier.                
           Après la guerre 1914-1918, une certaine stabilité se manifesta, pour devenir une véritable récession après la seconde guerre mondiale. Mais le granit à Bécon avait sa réputation. L'avenue des Champs-Elysées, la plus belle du monde, est pavée avec la pierre de Bécon.
 
 
"Les gens heureux n'ont pas d'histoire", dit le proverbe. C'est bien le cas de notre tranquille et sympathique population, imprégnée de cette douceur angevine si délicieusement chantée par Joachim du Bellay.